Portrait du mois : Marion

Il y a quelques temps je vous faisais un article sur mes complexes. J’ai décidé d’ouvrir une sorte de série d’articles sur les complexes des autres. La première personne à s’être prêtée au jeu est Marion, une fidèle amie à moi, je publie l’article aujourd’hui car aujourd’hui sont ses 19 ans. « Interview » très enrichissante pour moi, et la fin d’une thérapie pour elle.

Marion comment te sentais-tu dans ton corps il y a 5 ans ? (elle avait 13/14ans)

« Le corps que j’avais je ne le voulais pas, je ne le voyais pas comme il était aussi. Je le regardais même pas, je voulais même pas le voir. Je ne me regardais pas dans le miroir sauf pour me crier des insultes. Tout ce qui va dans le genre « grosse », « t’es moche », tout ça. Je détestais mon corps en gros.

Quand j’étais gosse, j’étais vraiment une fragile, puissance 20 milliards. À l’école primaire tu me disais un truc, j’allais chialer. Après il y a eu le collège, cette magnifique période que tout le monde kiffe. Les gens sont pas très très gentils. J’ai reçu des moqueries, comme tout le monde à peu près. Et moi je suis tombée dans un truc qu’on appelle l’anorexie et la boulimie. Le combo des deux en plus ! En gros je pouvais passer des jours en mangeant des quantités infimes et après je me faisais vomir. Et en fait il m’arrivait d’avoir des périodes en même temps où j’avalais des tonnes de nourriture. Mais vraiment des tonnes comme 4 paquets de gâteaux, 3 paquets de chips, une côte de porc, un plat de pâtes. Ce sont des proportions pour 28 quoi. Sauf qu’à un moment le ventre dit stop et le cerveau réfléchis à ce que tu viens de faire, et le côté anorexique revient et tu te refais vomir. Donc en gros c’est un cercle vicieux. Et je me rappelle je faisais du sport, je faisais des séries de 200 abdos, c’est pas mal quand même. Vu que je combinais les deux, j’étais pas maigre, j’étais pas grosse. Le corps que je voyais je le trouvais dégueulasse, je voulais être toujours plus maigre que ce que j’étais. Je suis descendue à 44kg pour même pas 1m60. De l’extérieur j’étais tout à fait normale. Je voulais descendre à 40kg. Ça a commencé en fin de 4ème donc à 13/14 ans. En 3eme c’était véner (ndlr : énervé). Dès que je sentais qu’à chaque fois que je montais sur la balance il y avait un peu trop de poids je me faisais vomir. Je me pesais avant manger, après manger, avant de faire caca, après avoir fait caca. Je montais sur la balance 5 ou 6 fois par jour. Je me pesais le matin à jeun.

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J’avais jamais faim en quelque sorte. La faim était partie, le matin je mangeais pas. Le midi au self, je ne prenais pas d’entrée parce que c’était pas obligatoire. Le plat je le divisais en 2 ou en 3, je mangeais même pas la moitié de l’assiette. Et je prenais un fruit en dessert. Je comptais toutes les calories aussi, vraiment. Je savais qu’une biscotte faisait tant de calories, donc j’avais droit à tant de biscotte(s). C’était des règles. J’avais le droit ou pas le droit. Il fallait ou il fallait pas. Et c’était moi qui me fixait les règles. J’avais un tableau avec tous les aliments et le nombre de calories qu’ils faisaient environ. Ma mère faisait les courses, je regardais toutes les étiquettes. Je comptais tout, sauf en période de boulimie où là les calories j’en avais rien à foutre.

Chaque fois que j’allais faire les boutiques j’achetais une taille en dessous de moi pour que quand je mette le jean je sois plus maigre. En gros mon objectif c’était de rentrer dans le jean, de maigrir encore plus. Je l’ai fait jusqu’en fin troisième. Rentrer dans le jean, c’était la preuve que j’avais minci, parce que même le chiffre sur la balance je le croyais pas. J’ai ‘débuté’ à 56kilos, et même quand la balance montrait -1kg, je me disais ‘c’est pas possible, tu es aussi grosse qu’avant’.

Mes crises de boulimie se déclenchaient quand je recevais des remarques, je vrillais. J’étais dans mon élément quand je faisais des crises d’anorexie. J’avais l’impression de tout contrôler. Et quand quelqu’un me mettait des bâtons dans les rues, je me réfugiais dans la bouffe. Mes crises se faisaient la nuit. Je me levais la nuit pour aller manger en cachette, parce que mes parents bossent à la maison. Ils ont pas un rythme de « je pars le matin à 8h et je rentre à 17h », donc la journée ils sont à la maison. Le regard des autres quand je mangeais c’était juste horrible, je détestais manger. Du coup oui la nuit, sinon quand il n’y avait pas mes parents à la maison en journée.

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La première fois que je me suis faite vomir je me suis dit « j’ai passé un cap, qui était pas bon, mais en même temps quand j’ai senti mon ventre vide, je me suis sentie plus légère on va dire. J’étais satisfaite de moi, même si je savais que d’un côté c’était un cap que je n’aurai jamais du franchir. Je pense pas que mes parents s’en soient rendu compte, mais je sais qu’il y a un truc qui m’a fait complètement remettre les pieds sur Terre. Comment expliquer ? C’est quelque chose que je n’ai jamais dit à personne et là je vais le dire à voix haute pour la première fois de toute ma vie. Je sais pas comment tourner la phrase. Fin 3eme, j’ai eu une période où c’était vraiment la mort du siècle : je me disais ça sert à rien que je continue. 2 semaines avant le brevet, j’ai fait une tentative de suicide. Donc en gros c’était un échec total puisque je suis là encore aujourd’hui (ndlr : nous avons eu un bon fou rire après cette phrase). Je suis restée 3 à 4 jours à dormir et à vomir, c’est tout. Mon corps essayait de rejeter toutes les substances que j’avais absorbé : des cachets, il me semble des somnifères. Et du coup je me suis rendue compte que mes parents s’étaient inquiétés pour moi. Je me suis dit « t’aurai jamais du faire ça, il faudrait peut-être que tu te ressaisisses ». J’ai jamais eu de suivi psychologique ou médical, rien. J’ai eu les conséquences que ça a eu sur mon corps après, c’est-à-dire que je fais de l’aménorrhée, mes règles ne sont pas du tout régulières. J’ai des cycles de 100 jours, il me semble que c’est à cause de ça. J’ai eu une hépatite E : mon foie était flingué. Pendant 3 à 6 mois les médecins ont réfléchi à ce qui aurait pu me donner ça, moi je savais ce qui avait provoqué ça. Mais je ne leur ai pas dit, j’avais peur qu’ils m’envoient chez le psy, qu’ils en parlent à mes parents. Je me suis imaginée pleins de trucs et je ne voulais pas que ça en arrive là, donc je me suis faite ma thérapie toute seule.

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Certains de mes amis du collège savaient que je me faisais vomir. J’avais une « meilleure amie », qui me l’a bien mise à l’envers quand j’ai fait ma tentative de suicide. J’ai été absente du collège pendant une semaine, et quand je suis revenue elle ne me parlait plus du tout. Et un jour, j’étais cachée dans les toilettes, parce que quand t’es tout seul à la récrée, tu restes pas toute seule dehors, tu te caches dans les toilettes. J’ai entendu qu’elle parlait de moi à une autre amie, et elle se foutait clairement de ma gueule, sur des trucs que je lui avais confié. À partir de ce moment là j’ai arrêté de donner ma confiance à tout le monde, clairement. Je suis partie aussi 1 mois en vacances chez ma sœur, pour me couper de tout, changer de milieu. Fallait que je me reprenne. Bon chez ma sœur, j’ai arrêté de me faire vomir, mais je continuais de compter les calories. Je n’ai plus fait de crise de boulimie. Après je suis passée au lycée, dans un autre où cette fille allait, je voulais surtout pas me retrouver avec elle. J’ai changé tout mon cercle d’amis. Donc en gros, tous les gens du collège, je ne leur ai jamais donné de nouvelles. Et puis je suis arrivée dans un nouveau lycée, la RENAISSANCE, je connaissais que très peu de personnes. Même si ce ne sont pas les meilleures années de toute ma vie, je me suis faite des potes. J’ai rencontré une certaine Marianne Sarrazin (ndlr : moi lol), comme par hasard. D’un côté je t’ai rencontré toi, les filles (ndlr : notre petite Team de Twitter), et puis il y a Amandine, la fameuse. Je pense que sans elle, j’aurai peut-être pas réussi à m’en sortir, clairement. Je suis même plus en contact avec elle, je ne sais même pas ce qu’elle fait aujourd’hui. Je sais pas si j’ai envie de savoir, ça s’est tellement mal fini, mais elle m’a tellement aidé. Elle m’a changé les idées, en m’écoutant. C’était il y a 3 ans. Je me sentais importante. Mon existence servait à quelque chose. Je me suis dit ça serait pas mal de vivre. Par contre quand on se disputait, on se déchirait vraiment, il y avait des mots blessants. C’était une relation à distance aussi. On passait notre vie au téléphone. Quand j’ai provoqué la fin de la relation, je me suis sentie soulagée d’un côté. Le lendemain j’ai regretté, je m’en suis voulue. Mais je me suis dit « c’est pour ta santé mentale », elle se relèvera, elle est plus jeune que moi. C’était fin première.

Après la 3eme j’avais encore des pensées suicidaires, mais jamais je n’ai recommencé. Mais tu sais quand on est jeune, on est con. Et parfois il m’arrivait de m’amuser avec les lames de rasoir. Je le faisais aussi avant, mais depuis la 3eme je n’ai jamais refait. Je le faisais sur les bras, mais pas que. Sur les bras : à l’intérieur, à l’extérieur. J’ai encore une cicatrice d’ailleurs. J’avais toujours un bandana autour du poignet pour cacher. Il y avait les cuisses et le ventre. J’avais la haine. Et à cause de ça, j’ai pris l’habitude de cacher mon corps, ce qui est normal. Car d’un côté tu vas pas montrer à tout le monde que « youhou je suis toute sanguinolente ». Aujourd’hui les bras je m’en fou, les cuisses c’est pas un truc que je kiffe montrer, mais le ventre c’est quelque chose de surhumain. Je ne montre jamais mon ventre. Je sais pas, j’ai pris l’habitude de le cacher. J’ai commencé à me mutiler en même temps que l’anorexie, donc en 4eme.

Au lycée, je ne me suis jamais re-mutilée, ni revomir, par contre les crises de boulimie oui. Je mangeais beaucoup et je gardais tout. Et c’était le plus dur de tout garder. Des fois quand tu manges beaucoup, tu vomis mais c’est pas volontaire.

Je ne me suis jamais aussi bien sentie dans mon corps qu’à l’heure actuelle. Ça peut se voir sur moi à l’heure actuelle : j’ai un leggings très moulant, certes j’ai un t-shirt de mec mais ça, bats les couilles (ndlr : les photos que vous voyez, ont été prises après l’interview). Franchement, je pourrais me trimbaler en gros comme ça, enfin assumer mon corps en maillot de bain MAIS en cachant mon ventre : ma passion pour les maillots de bain une pièce. J’ai jamais été aussi bien. Ça s’est fait progressivement. Dès le collège je mettais des jeans, des t-shirts 20 fois ma taille. Je me cachais, je voulais pas qu’on me voit. Après au lycée ça a continué, mais c’était mon style vestimentaire, même si je vois des photos je pense que je prends peur clairement. Cette année, je me suis plus affirmée en tant que ‘fille/femme’. Je me suis féminisé, au collège j’étais un garçon manqué. Je m’étais coupé les cheveux courts en plus, moi j’aimais bien hein, je regrette pas. Ça m’allait bien. Mais là je me laisse pousser les cheveux maintenant. Quand j’ai coupé mes cheveux, j’avais envie de changement. Indirectement ça a créé une coupure avec le passé. Cette année j’ai arrêté de me dire que je voulais un idéal, ok faire attention à pas manger trop gras, trop sucré, trop salé, boire de l’eau : tous les plans nationaux santé. Ça a été l’acception de moi même. Tout était synonyme de complexe chez moi. Je me voyais mais je me trouvais dégueulasse. J’avais une image de moi même affreuse. Je me dis c’est pas possible d’avoir une telle image de soi. Je regardais ma cuisse, je me disais « ma cuisse est de travers, elle est trop grasse, il y a trois poils qui poussent de travers ». Alors que c’était normal que j’ai trois poils qui poussent sur la cuisse.

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Les gens me faisaient remarquer mes lunettes, maintenant je suis aux lentilles. Mais je pense que c’est à cause de ça que je suis passée aux lentilles. Après j’ai eu un appareil dentaire, les gosses et les appareils dentaires… j’avais le combo : lunettes-appareil dentaire-acné virulente. Là on est pas mal. Les autres ne m’ont jamais dit « t’es grosse ». C’est moi toute seule. Mes jambes je les supportais pas. Je les voulais toujours plus fine. En plus il y avait le phénomène du « thigh gap » (ndlr : « écart entre les cuisses », ça a été un effet de mode), oh malheuuuuur ! Je faisais des exercices, même en cours, pour pas avoir les cuisses qui se touchent. Chirurgie je n’y ai jamais pensé. Sauf pour les lunettes mais c’est plus d’ordre médical, l’opération des yeux pour ne plus avoir de lunettes. C’est du confort.

L’entourage que j’avais au lycée m’a permis de sortir du cercle vicieux de l’anorexie, de la boulimie etc. Pour reprendre confiance en moi c’est tellement simple, mais tellement con. J’ai une passion pour la lingerie. Et je te jure, ça rebooste trop la confiance en soi. Pour moi ça m’a vraiment aidé quand je me voyais en sous-vêtements, avec de jolis trucs, je me suis dit « c’est pas mal ». Ce qui m’a apporté un peu plus encore : les sites de rencontre. On m’a aussi inscrite là dessus. C’est con comme n’importe quoi. Mais quelqu’un qui va venir te parler pour ta tête, c’est super superficiel, c’est dégueulasse ce que je dis. En gros quelqu’un vient te parler juste pour ton faciès, mais d’un côté tu te dis ‘s’il vient me parler c’est que je suis pas dégueu peut-être ?’. Puis en parlant tu te fais draguer, tu te sens fraîche. Après t’en arrives là où j’en suis. C’est con à dire, mais j’en ai essayé pleins de sites de rencontres : alors lovoo c’est de la merde, Happn c’est bien mais quand tu croises ton collègue, c’est gênant. Le concept d’Happn c’est en gros quand tu croises les gens et qu’ils ont l’application, ça te le marque. Et je suis restée sur Tinder. En plus à Avignon il y a des beaux gosses, alors quand tu parles avec de beaux gosses ça te ouuuuuuh (ndlr : traduction : ça te rend joyeuse).

Mon acception s’est faite aussi quand je suis partie à 100km de chez moi, j’ai changé tout mon entourage sauf Marianne. Être dans une nouvelle ville ça m’a permis de tout changer et de recommencer. Les gens me connaissaient pas, j’étais la nouvelle Marion. La plupart des gens ne savent pas tout ce qu’il s’est passé au collège. Et puis il y a eu François aussi. François si tu lis ça… (ndlr : François c’est son meilleur ami, que j’adoooooore soit disant passant). La semaine j’étais en cours, un weekend sur deux j’étais chez mes parents, l’autre weekend j’étais avec lui. Et François s’en bat les couilles de tout. Donc à force de traîner avec lui, je suis venue à m’en battre les couilles de tout. Donc d’un côté ça m’a dit ‘si j’ai un poil de travers, et bah il est de travers, je m’en bas les couilles ». Ma fameuse « bat les couilles attitude ». Grâce à François j’ai rencontré des gens de tout univers : des gros cons Sylvain et Marco,j ‘espère vous allez jamais lire ça….. C’était des gens qui te tirent pas vers le haut. Il y a eu Jo, Eddy, ce sont les deux avec qui j’ai vraiment sympathisé, Benoît aussi. Mais c’était cool parce que c’était un peu les premiers garçons avec qui je sympathisais. Avant j’avais pas d’amis, au lycée j’avais 2-3 potes pas plus. Donc je voyais que je pouvais me faire des amis garçons. François sait des trucs. Quand tout s’est passé (ndlr : tentative de suicide, boulimie…) on était vite fait en contact. Je lui ai confié quelques trucs au collège, mais est-ce qu’il s’en rappelle, je ne lui ai pas dit clairement. La tentative de suicide, il ne le sait pas. Tu es la seule à qui je le dis à voix haute.

Là j’en parle pour me dire « c’est fini je ne veux plus en entendre parler ». Après si François lis l’article, et qu’il veut en parler avec moi ou si des gens lisent l’article. Je veux bien en parler encore et puis ça me permet d’en parler vraiment. Je mets un point final, c’est bon c’est fini, c’est derrière moi et voilà. Point à la ligne. Ça fait un peu flipper que des gens qui me connaissent lisent ça, j’ai « peur » que leur regard change, qu’ils aient de la pitié ou des trucs comme ça. Qu’ils se disent « oh la pauvre petite », ou qu’après on me le ressorte pour soit se foutre de ma gueule ou pour me blesser. Et là ça deviendrait un point sensible, vraiment.

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Un conseil ? C’est simple et efficace : il faut s’en battre les couilles. C’est con hein ? Je sais que ça ne fait pas tout, mais j’ai adopté ce comportement en seconde il me semble. S’entourer des bonnes personnes aussi, parce que sans ça, si on a un entourage qui nous flingue, ça nous touche les premiers. Trouver quelque chose ou quelqu’un qui nous aide, à nous sentir important et beau. Car nous sommes importants et beaux. »

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Si vous souhaitez parler de vos complexes et/ou apparaître dans un article tel que celui-ci, n’hésitez pas à commenter l’article ou à me contacter par mail : marianne.sarrazin@gmail.com. On se retrouve la semaine prochaine !

4 réflexions sur “Portrait du mois : Marion

  1. rollandstgelais dit :

    C’est l’un des articles les plus intéressants que j’ai lus sur Internet. Bravo mille fois à la fois pour avoir réalisé un tel article mais aussi pour un interview rempli de sagesse.

    P.S. Si vous êtes intéressée à connaître mon parcours de vie en lien avec ma situation physique et ma passion en tant que modèle nu pour des écoles d’arts et des ateliers, dites-moi et je vous enverrai un texte.

    • adviceofbeauty dit :

      Merci énormément pour ce commentaire, rien ne me fais plus plaisir que d’avoir lu ça (et Marion a lu aussi votre commentaire!). J’espère qu’il plaira à d’autres! Si vous l’avez apprécié n’hésitez pas à le faire partager, s’il peut aider d’autres personnes à se sentir bien dans leur corps…

      P.S. Cela peut-être en effet très très intéressant! Envoyez moi un mail à cette adresse : marianne.sarrazin@gmail.com
      J’ai quelques questions à vous poser! 🙂

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