Réaliser un projet scolaire en tant qu’étudiant – réaliser un jeu de piste dans une ville.

Aujourd’hui je reviens sur une expérience étudiante. Dans le cadre des mes études (DUT Techniques de commercialisation), j’ai du réaliser un projet tuteuré. En bref, nous sommes un groupe de 5 personnes avec un thème et nous avons du construire un événement autour de celui-ci. Comment s’y prendre ? Comment trouver une inspiration ? Comment démarcher des partenaires ? Tout cela je vais l’aborder dans cet article disons… un peu spécial.

C’est un article très long, je vous ai réalisé un sommaire pour que ça soit plus lisible et simple pour vous (vous n’avez qu’à cliquer sur le thème qui vous plaît).

I. Notre thème, comment trouver l’inspiration ?

Parmi de nombreux thèmes imposés, nous avions choisi « La culture à Avignon ». Un thème très vague où nous pouvions parler de tout : culture matérielle, immatérielle, la gastronomie, la musique etc. C’est général, c’est un point positif pour nous mais c’est à double tranchant. Il faut trouver un axe précis, nous ne devions pas être sur un sujet trop banal et simple (comme la gastronomie, et organiser une visite dans un domaine viticole comme nous l’avions pensé au début). Cette recherche est très importante. Si je peux vous donner un conseil, mettez sur un papier toutes les idées que vous pourrez avoir comme un « brainstorming » ou « spidergram ». Aussi, ne négligez pas l’aide de votre professeur tuteur. La nôtre nous a beaucoup aidé en nous donnant des idées (comme l’idée du jeu de piste qui avait été réalisé deux ans auparavant). Enfin, n’hésitez pas à solliciter vos camarades de classe. Proposez des idées et observez leur réactions. C’est la meilleure chose à faire.

II. Comment mettre en place le jeu ?

Quand on nous a dit qu’un jeu de piste avait été réalisé par des étudiants deux ans avant, nous avions voulu voir grand, essayer d’être différent, tout en restant sur la même base. La seule chose que nous savions sur le précédent projet du jeu de piste, c’était un goûter sur le lieu final, point. Nous ne savions pas s’il y avait des lots ni dans quels lieux ils avaient fait passer les étudiants.

Nous étions ambitieux (selon mon ressenti) : nous voulions avoir un projet qui se démarque d’abord de l’ancien jeu de piste, mais surtout des autres projets actuels dans notre classe. Nous avions environ 4 mois et demi pour mettre en place notre projet. Au début, cela paraît énorme et on se dit « on a le temps », mais ça passe (vraiment) vite : entre les vacances, les week-ends où on a pas envie de travailler…

Afin de réaliser ce jeu de piste il fallait savoir dès le début plus ou moins comment cela fonctionnerait. Pour nous c’était sur ce système :

« Notre objectif est de faire découvrir la culture avignonnaise à nos étudiants et surtout de façon ludique. Pour cela, on coupe la classe en 4 groupes et on veut qu’il y est une compétition entre eux. Nous ferons passer les groupes dans les lieux typiques d’Avignon (ce qui représentent la culture au niveau des monuments comme le Palais des Papes). Dans chaque lieu, nous aurons des énigmes pour que les élèves s’intéressent à leur environnement. À la fin du jeu de piste nous aimerions remettre des lots aux meilleures équipes ».

Mais quand on parle de culture, ce n’est pas QUE la culture des monuments. Avignon représente aussi une culture plus générale à travers la Provence (la gastronomie, ses auteurs comme Pagnol, ses films, ses cosmétiques à base de miel ou de lavande…). Pour cela nous avons pensé à rajouter des passages dans des entreprises qui proposent des tests gustatifs pour faire découvrir des recettes régionales. Nous voulions faire passer les équipes dans des restaurants, malheureusement aucun d’eux n’a répondu à notre demande!

Durant la « fabrication » de ce jeu de piste, nous sommes partis de zéro. Nous avons créé les deux circuits des 4 groupes, contacté les entreprises, contacté les lieux de passages. Forcément nous avons pris pas mal de refus, mais nous ne nous sommes pas découragés pour autant. Il a fallu donner de son temps hors cours. C’est-à-dire que parfois nous avons bloqué des samedis, des après-midi de cours libres pour aller en ville et visiter les musées, aller démarcher les lieux etc. Il ne faut pas avoir peur de se donner à fond pour avoir un projet qui, selon moi, tienne la route.

III. Comment s’organiser au sein du groupe ?

Nous étions 5, nous avons scindé le groupe en deux parties. Ma coéquipière Nina, habite dans la même résidence que moi, ce qui a facilité la tâche. Nous habitons dans Avignon extra-muros, nous nous occupions en général de toute la partie en dehors d’Avignon-centre. Ensuite les trois autres membres du groupe Lisa, Manon et Grégory sont intra-muros. Comme vous l’aurez deviné, ils se sont occupés d’Avignon-centre. Il faut se mettre en binôme ou trinôme pour aller plus vite et se découper le boulot. Vous gagnerez forcément du temps. Par contre, n’oubliez pas de faire un compte rendu à chaque fois que vous démarchez des lieux, des entreprises ou que vous envoyez des mails par exemple. Il faut que tout le groupe soit au courant pour ne pas faire les choses deux fois et donc sur le « long terme » être moins efficace.

IV. Démarcher des partenaires.

A. Démarcher les lieux de passage.

En règle générale, les lieux culturels n’ont pas été réticents à notre projet et donc au passage de 30 élèves au total. C’est un enjeu pour eux aussi : ils peuvent promouvoir leurs musées auprès des jeunes. Une cible importante selon moi. Tous les lieux que nous avons démarché ont été d’accord, par chance nous avons eu zéro argent à dépenser : soit nous passions dans des lieux gratuits (comme la Maison Jean Vilar, le créateur du festival d’Avignon), soit nous passions en scolaire donc c’est la gratuité qui s’applique.

B. Démarcher les entreprises pour les lots.

Là c’est plus compliqué. Au début j’avais peur de n’obtenir que très peu de lots et qu’au final on ne puisse offrir des lots qu’à une équipe et encore. Il s’est avéré (et heureusement) que nous avons pu faire des lots à toutes les personnes et même plusieurs cadeaux par élèves. Nous avons réussi à obtenir un peu plus de 700€ de lots. 

J’avais une trame de mail qui se présentait comme ceci :

Bonjour/bonsoir

Rapide présentation de moi (nom, prénom, âge, ville où j’habite)

Présentation de mes études en quelques mots. J’explique pourquoi je contacte l’entreprise (un projet + le nom du projet + j’indique le logo en pièce jointe)

Description du projet : environ 8 lignes. Je donne : le date, le lieu, nombre d’élèves (+ le nombre d’élèves par équipe), la base du jeu (énigmes) et le fait que nous essayons d’obtenir des lots. Dans la dernière phrase j’explique pourquoi j’ai choisi cette entreprise et pas une autre (pour notre part c’était de rester dans le thème provençal) donc j’avais des arguments (comme le lieu d’implantation s’il était en Provence, ou les produits faisant référence à notre région).

Exemple de lot(s) : en 2 lignes je donnais un ou deux produits qui selon moi plairaient à nos camarades de classe. Je choisis de préférence des lots qui ne sont pas un gros investissement pour l’entreprise et qui font écho à notre jeu. Je donnais la justification du pourquoi ces deux produits m’intéresse pour le jeu.

La contrepartie : c’est la partie la plus importante (selon moi). L’entreprise recherche quelque chose en retour de cet investissement. Étant étudiants, nous n’avons pas beaucoup de ressources. En revanche, nous avons un amphithéâtre devant les 80 élèves de la promo pour exposer notre projet, nous avons réalisé des t-shirts où nous pouvions mettre les logos de nos partenaires, nous avions créé un événement Facebook où nous pouvions faire un post, et enfin, je suis blogueuse. Pas tous les autres groupes ont ce « pouvoir » là. J’explique que je comptais rédiger un article sur cette journée (qu’on ait ou non de partenaires) et que je pouvais les inclure dedans.

Salutations.

Grâce à cette trame que nous personnalisions à chaque fois, nous gagnons beaucoup de temps sur la rédaction des mails. Pour choisir les entreprises c’était « simple » : notre sujet était sur Avignon et sa culture, nous nous sommes d’abord attaqué au contact des entreprises locales (de préférence en face à face pour aller démarcher), puis nous sommes allés voir les entreprises dites « provençales ». Nous voulions des lots régionaux. Le démarchage d’entreprises s’est vraiment bien passé, en tout cas pour ma part. Je sais qu’une de mes collègues a envoyé des mails, mais a reçu 0 réponse… J’ai dû contacter une 50aines d’entreprises, sur cette 50aines j’ai reçu des réponses négatives (ou pas de réponse du tout) mais surtout positives. Les entreprises sont en général contentes qu’on fasse appel à elles, qu’on les connaissent, elles ont apprécié notre projet.

Pensez aussi à faire appel aux parcs aux alentours de chez vous en vue d’obtenir des entrées gratuites.

Si je peux vous donner quelques conseils pour être presque sûr que l’organisme dira oui pour vous accorder des lots ou tout simplement pour vous accueillir dans vos locaux c’est d’utiliser des méthodes de négociation. Si vous vous présentez en face à face, venez par binôme ou trinôme. Si vous êtes plus, vous risquez d’effrayer le personnel. Soyez bien habillé : pas de jean troué et de préférence, venez en chemise/blazer. Pensez pro (apporter une feuille de votre logo, ou une preuve que c’est un vrai projet et non une arnaque). En amont de votre rencontre, préparez des arguments pour contrer les objections des personnes. Une entreprise réticente fera traîner votre demande (ce qui nous est arrivé), n’hésitez pas à lui donner les retombées niveau communication pour elle (oh mon dieu, on dirait que je récite les cours de négociation de mon prof!!!). En tant qu’étudiant on a tendance à se faire tout petit face à un adulte dans une entreprise, quand une personne nous donne une réponse négative ou en suspend, nous préférons dire « d’accord, c’est pas grave, au revoir », au contraire ! Battez-vous (ne pensez pas que vous allez à la guerre non plus, ce n’est pas le but!).

V. Nos partenaires.

A. Nos lieux de passage.

Nous aimerions (je parle en tant que groupe et non plus en tant que blogueuse lambda) remercier :

La maison Jean Vilar, pour son accueil (très) chaleureux et son enthousiasme à notre venue. Cette maison (où l’entrée est gratuite) retranscrit la vie de Jean Vilar, comédien, auteur, il a créé le célèbre Festival d’Avignon en 1947.

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Devant Jean Vilar, en train de découvrir une nouvelle énigme…

Le Palais des Papes, sans qui notre jeu de piste ne serait pas tout à fait complet. Comment oublier le Palais des Papes quand on parle d’Avignon ? 

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Alban, Hugo, Maxime

Le Petit Palais, musée consacré à la peinture de la Renaissance. Installé juste à côté du Palais des Papes, il est à visiter si vous êtes de passage.

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Alexandre (à gauche ), Crina (en haut gauche), Quentin (haut droite), Josua (à droite), Anny (milieu gauche), Justine (milieu droite).

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Anny et Justine

La cure gourmande, entreprise qui a été très heureuse de nous accueillir pour réaliser des tests gustatifs à nos étudiants dans son local et nous parler de ses produits. Cette confiserie propose toute sorte de bonbons et de pâtisseries provençales : les navettes, les picholines, les berlingots…

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Léa (gauche), Sinan (au fond gauche), Flora (à côté de Sinan), Florian (à côté de Flora), Marceau (à droite), Grégory (garçon aux lunettes), professeure (à droite)

B. Nos entreprises partenaires.

PARTENAIRES

Tout d’abord nous souhaitons dire un grand merci à toutes les entreprises qui ont su nous dire oui, nous ne pensions pas recueillir autant de lots. Nous nous sommes étonnés !

Je tiens à remercier personnellement la marque Ilya stickers. C’est une marque avec qui j’ai déjà collaboré auparavant. En plus d’être une marque, merci à Gilles avec qui j’ai été en contact tout au long du projet, qui a été clairement adorable avec nous et qui en plus de nous offrir gratuitement 9 t-shirts pour les équipes et les organisateurs, nous a offert des petits sacs au nom du projet pour se balader en ville ainsi que des codes de réduction de 5% avec le nom COMMANDE2. Je ne saurai pas mieux dire que merci, merci et encore merci ! Comme on dit par chez nous : « vous nous avez régalé » ! Ilya Stickers est une marque qui propose comme son nom l’indique des stickers, mais aussi des t-shirts, des coques de téléphones, des mugs, des horloges en j’en passe. Sachez que vous pouvez personnaliser une bonne partie de ce qui est présent sur le site !

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En haut à gauche : moi, Lisa, Manon, Nina, Grégory – En bas à gauche : Amine, Justine, Aurélie, Florian

Merci à Camille Gabylore, qui nous ont offert 2 lotions « geste fraîcheur » d’une valeur de 49,99€ l’unité. Si je peux dire quelque chose, rien qu’en les sentant, croyez moi je les aurai bien gardé pour moi ces lotions. Elles sentent divinement bon ! Le geste fraîcheur est une lotion tonique rafraîchissante et adoucissante enrichie en extrait de citron. Il s’applique (de préférence) matin et soir. Vu que dans ce soin il y a beaucoup de principes actifs, pas besoin d’imbiber votre coton, quelques gouttes suffisent. Et au vu de la taille du flacon (400ml) vous en avez pour longtemps !

Merci à Zen Arôme, pour les éponges konjac à la lavande ainsi que leur parfum d’ambiance à la lavande. Comment être dans le thème provençal sans proposer des produits à base de lavande ?

Merci à Folies Royales qui proposent des produits à base de miel. Leur baumes à lèvres sont extra (moi qui les ai déjà testés auparavant je vous les conseille). Tous nos camarades en ont dit que du bien (que ça soit niveau odeur ou efficacité, ils étaient contents!).

Je remercie également La Chocolaterie Castelain, pour nous avoir offert 30 sachets de picholines en chocolat.

Ce sont des amandes enrobées au chocolat, c’est un chocolat corsé (alors certains aiment, d’autres non. Le chocolat est corsé c’est le cas de le dire!).

Merci à Fleurance Nature ainsi qu’à la Savonnerie bourbonnaise pour nous avoir offert des savons soit au lait d’ânesse, soit à la lavande. Ils sentaient extrêmement bons (croyez-moi dans mon appartement, on se serait cru dans un champ de lavande!).

Et merci encore à nos nombreux partenaires tels que Bulle O Sucre,

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la Maison Jouvaud, la confiserie du Mont Ventoux (proposant des berlingots délicieux, nous avons eu 30 sachets par ailleurs!)

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Aux Délices du Lubéron, à Luxeol Cheveux, au musée de la lavande, au Château du BoisEnvie de terroirs pour nous avoir offert plus de 25 tapenades, au Domaine des Hautes Cances à Cairanne pour nous avoir offert 2 bouteilles de vin! Merci énormément, vous avez fait plaisir à tous nos camarades !

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VI. Ce que cela m’a apporté : points positifs et négatifs.

Points négatifs :

Pour être honnête, plusieurs fois j’ai eu l’impression de me donner à fond et plus que les autres (mais je pense que ça arrive dans tous les groupes). Au sein du groupe, mon rôle a été plus « leader » car c’est moi qui planifiais, notais et organisais la plupart des choses. Je me suis donc occupée de pas mal de choses, mais parfois j’ai eu une impression que je consacrais beaucoup plus de temps que les autres pour notre projet. Et cette impression m’a conduit à avoir envie de tout abandonner. Si je devais refaire cette expérience, j’essaierai de communiquer beaucoup plus dans mon groupe et surtout de savoir s’organiser.

Être en groupe c’est aussi synonyme de conflit, je pense notamment à un conflit où une des personnes du groupe ne souhaitait plus donner son avis car tout le monde « s’en foutait ». J’ai été beaucoup vexée car nous sommes en groupe, on avance en groupe, on expose nos idées et on vote en groupe. Je suis rentrée en conflit, même si sur le moment c’est vraiment pas drôle, je pense qu’un conflit fait aussi du bien pour ré-enclencher la machine. Les conflits font partis du jeu, il faut savoir les gérer de manière « non violente » et avec beaucoup de communication.

Points positifs :

C’est une vraie expérience. C’est dur, je ne vais pas mentir. Surtout quand on veut se donner à fond pour proposer un projet qui en vaille le coup. On aurait pu juste faire un jeu de piste avec un goûter et basta, mais non. C’est une expérience à elle seule : démarcher des entreprises, monter un projet qui est réalisable, prendre de son temps.

Un autre point positif c’est le travail en groupe. Même si à la base ça va dans les points négatifs car je suis une personne qui préfère travailler seule, travailler en groupe permet d’avoir plusieurs visions, ça oblige à s’adapter, à faire des concessions. C’est un peu un avant goût de notre futur où le travail en groupe est de plus en plus mis en avant.

VII. Quelques photos

J’ai décidé de vous montrer quelques photos de notre petit jeu de piste pour vous donner une idée de ce que cela pouvait donner en version réelle.

PHOTO GROUPE

1ere photo : équipe « Cochonou » – 2eme photo : équipe « Tchatcheurs » – 3eme photo : équipe « Tape dans l’fond » – 4eme photo : équipe « Boucan »

KODAK Digital Still Camera

Josua (Instagram : ici ) et Alexandre (Instagram : ici )

KODAK Digital Still Camera

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photo staff

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